Sybille Friedel

Traits de caractère…

Elle passe ensuite à la peinture sur porcelaine.Des contraintes encore plus grandes, une rigueur accrue et une même source d’inspiration : la Nature. Plus précisément, le marais de Larchant, « un écosystème d’exception au Sud de Paris qui m’a toujours rattaché à l’essentiel. » Toutes les plantes qui le peuplent se retrouvent immortalisées sur les assiettes, les soupières, les services à thé qu’elle orne patiemment quatre années durant dans un atelier rue de Paradis. Une fois encore, même si elle devient professeur et enseigne avec passion à des étudiants qui finiront par monter leur propre atelier, Sybille finit par se sentir à l’étroit.

Son chemin de Damas, elle le trouve l’été 1983. Sa curiosité la pousse à suivre une amie dans le cours de maître Ung-Noo-Lee, un calligraphe coréen. Deux heures suffiront pour que la magie de l’encre, du pinceau et du papier opère. « Enfin, je tombais sur du solide, sur une force vitale incroyable. Ce jour là, j’ai compris que je n’allais plus quitter ce pinceau.» Un himalaya à la mesure de sa persévérance venait de se dresser pour longtemps devant elle.

Auparavant, Sybille n’avait jamais eu d’attirance pour l’art chinois, et encore moins pour la calligraphie. Son éducation bourgeoise très française l’avait davantage conduit vers la musique, la peinture ... les arts classiques occidentaux.

A présent, il allait falloir connaître la Chine, s’immerger dans sa philosophie, lire, comprendre, passer des heures et des heures à apprivoiser cette écriture armée seulement de son pinceau et de sa volonté. Deux fois par semaine, elle retrouve le maître laconique, qui parfois saisit sa main lui transmettant force et concentration, dit trois ou quatre phrases. Sybille accepte l’ascèse, au point de craindre l’égarement.
Propos d’Edith de la HéronnièreSybille Friedel, une leçon d’Orient par Monique SicardDe la calligraphie encore et toujours Books
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