Sybille Friedel

Traits de caractère…

A première vue, Sybille Friedel est une monomaniaque. Ses peintures, ses sculptures, ses mobiles, ses dessins...
Tous déclinent une seule et même idée fixe : la calligraphie chinoise. Des traits noirs, encore des traits noirs sur du papier blanc.
Qu’ils éclaboussent le papier de riz en se disloquant avec les gris et les blancs, qu’ils se dressent vers le ciel sous la forme de géants de bois faméliques, qu’ils flottent dans l’air en grappes verticales, les idéogrammes traversent l’œuvre de Sybille comme des paroles énigmatiques tombées de la bouche d’un oracle. Et pourtant, si cette artiste a une obsession, c’est plutôt celle de la liberté. Mais une liberté acquise au prix de beaucoup de travail et de réflexion.

Depuis ses premières armes à 18 ans chez un sculpteur, dont elle préférait suivre les cours plutôt que ceux dispensés à la fac d’Assas, Sybille poursuit une quête paradoxale : atteindre l’indépendance par les chemins les plus tortueux.
Question de tempérament.... Quand ses parents l’inscrivent à Penningen l’année suivante, ils la croient comblée. « En fait, je me suis vite sentie dans un carcan. Ce qui m’intéressait c’était d’apprendre à dessiner, à regarder. Après une année, j’ai compris que mon histoire était ailleurs.»Ailleurs, ce fut d’abord au Muséum d’Histoire Naturelle. Sybille peut enfin s’adonner à temps plein à une nouvelle technique, celle de l’aquarelle. Pendant deux ans, elle y peint sans relâche des plantes et des animaux... monomaniaque ! 

Propos d’Edith de la HéronnièreSybille Friedel, une leçon d’Orient par Monique SicardDe la calligraphie encore et toujours Books
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